Nous connaissons tous l’effet d’un retour au boulot après deux semaines de vacances. Même après un long repos mérité, un mélange de machine-qui-ne-veut-pas-partir et de to-do-list-interminable-à-surmonter-sans-la-machine nous fait perdre la motivation. C’est le X où je me situe depuis quelques semaines.

Vous êtes des artistes. Vous écrivez des chansons et des mélodies, j’écris des textes où je pose mes réflexions. Nous créons et nous livrons la marchandise dans le but de toucher, de rejoindre les gens et de créer des changements. Nous aimons ce que nous faisons, car sinon nous ne le ferions pas. Personne ne nous oblige.

Que se passe-t-il alors lorsque la page blanche dure des mois?

L’écart se creuse.

L’écart entre notre quotidien et le réflexe qui permettait de produire du beau.

L’écart entre ce qui mijote dans le cerveau et ce qui serait livré concrètement.

L’écart entre le créateur et sa communauté.

L’écart entre le grandiose de jadis et celui à créer à partir du nouveau point de départ.

L’écart entre là où nous étions au départ et le rêve qui nous carbure depuis ce moment.

Toutes les raisons sont bonnes d’arrêter lorsque personne nous oblige à continuer.

Un manque d’inspiration.

Un pouce de casse.

Un mal de tête.

Une peine d’amour.

Etc.

Ce n’est pas un secret, plus longue la pause, plus basse la motivation à reprendre le projet, et ce même s’il était d’une importance capitale à nos yeux.

Il y a une façon d’éviter cette situation: agir comme un professionnel.

Le professionnel travaille, que ça lui tente ou non.

Il créé et produit sans se demander si c’est bon ou non. Il prendra la décision par la suite.

Un musicien professionnel pratique 40 heures par semaine, mal de tête ou non. Celui qui fait de la musique son passe-temps, pratique là où il aura le temps, là où ça lui tentera.

Nils Frahm, un pianiste, a créé un album complet lorsque son pouce était dans le plâtre. Screws est un de ses meilleurs projets en carrière. Nils est un professionnel. Il n’a jamais arrêté, même un doigt en moins.

Quoi faire si comme moi, vous vivez un creux et désirez éviter de créer un écart impossible rattraper?

– Créez une routine.

– Débutez même si vous ne le sentez pas.

– Travaillez constamment et l’inspiration reviendra.

Croyez-moi, ça fonctionne.

Rares sont ceux qui ont fait carrière avec un passe-temps.

Nous sommes des professionnels.

Un commentaire sur “L’écart est la raison pourquoi il ne faut jamais arrêter

  1. très juste.

    En réalité, la motivation vient de la pratique, et non l’inverse.
    Exactement comme pour le sport par exemple.

    Bon retour à toi alors !

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