Lors des belles années des Mad Men, investir des milliers de dollars en publicité afin d’interrompre les gens était tellement une stratégie gagnante que les entreprises vendaient plus de produits, faisaient plus de profits et pouvaient par la suite dépenser des millions en publicité.

L’homme a évolué et les interruptions de « vendeurs » n’ont plus l’impact qu’ils avaient. Le consommateur fait moins confiance aux entreprises, car il se sent de moins en moins impliqué dans les intérêts de celles-ci. Le bouche à oreille et les références de gens de confiance ont aujourd’hui un impact plus important que celui de la publicité traditionnelle.

Dans mon domaine, on nous répète constamment de créer du « work that matters ». Créons quelque chose de tellement important que l’histoire se répandra d’une personne à une autre.

« Écris dans le but d’être partagé et ton message circulera. »
« Crée dans le but d’être partagé et ton art connaîtra le succès. »

Être partagé.
Le moment où vous songez à créer dans l’objectif  d’être partagé, vous faites du marketing.

Je fais du marketing.
J’écris ici depuis maintenant six ans.
Bien sûr, je formate mes titres d’articles afin qu’ils soient simples et concis, bien sûr je suis touché quand vous décidez que mon idée est assez bonne pour être partagée à vos amis via les réseaux sociaux.

Je ne crée pas principalement pour être partagé même si mon contenu est formaté afin de faciliter le tout.
Je crée du contenu intemporel, car j’ai cette passion pour la musique et d’inspirer les musiciens indépendants est le devoir que je me suis donné. Je me considère comme un artiste et ceci est mon « work that matters ».

Et vous chers musiciens, quel est votre « work that matters »?
Écrivez-vous, chantez-vous, composez-vous dans le but d’être partagé?
Formatez-vous votre art afin de familiariser le bouche à oreille?

Vous êtes des artistes de premier rang.
C’est le meilleur moment pour être un créateur autonome.
Et même si vous songez au marketing avant même de créer votre chef-d’oeuvre, vous restez un artiste de premier rang.

Ne payez pas pour interrompre les gens.
Investissez dans le petit quelque chose qui me donnera le goût d’en parler avec mes proches.

4 commentaires sur “Créer pour être partagé: connecter plutôt qu’interrompre

  1. Au final le marketting est un enrobage… Dans certains cas c’est diaboliquement efficace mais il faut que le produit (notre musique dans ce cas) soit un minimum qualitatif…

    Le tout est d’allier le fond et le forme et faire en sorte qu’ils soient originaux et inédits.

  2. Bel article. J’adore la photo de Madmen.
    Je suis d’accord avec Kara. La qualité de la musique est importante.
    Personellement je vois le marketing comme un outil.
    Je pense que le challenge aujourd’hui est de réussir à se faire entendre.
    Merci.

  3. Encore un bon article qui met sur la table des questions d engagement et ce n est souvent pas facile dans venir la. Il faut une démarche et elle est très simplement dite ici ! Effectivement notre premier lp était avec blé recul de maintenant dirigé pour… nous !! Il fallait que les autres accrochent. C’etait a eux de faire l effort. Du coup on nous l a très clairement reproché… Ce pourquoi notre 2eme album a été fortement inspiré par cette réflexion.on espère avoir été plus proche des gens,plus « formaté » mais sans avoir donné notre âme au diable parce que justement cette réflexion était le depart de notre création. Et cela nous a permis de créer avec des limites ce qui est un vrai plaisir,un vrai effet de style (je crois que tu en as parlé dans un précédent article). Merci a toi pour tout ! 😉

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